L’autoportrait

Dans le dictionnaire Larousse, il est dit d’un autoportrait qu’il est un portrait d’une personne faite par elle même. C’est une représentation que l’on se fait de soi-même.

A partir du 14e siècle l’autoportrait devient un moyen pour l’artiste de signer son œuvre en insérant son propre portrait dans la scène d’un tableau, d’un dessin. Plus rarement mais parfois utilisé en sculpture, très employé en photographie et même au cinéma, l’autoportrait permet a un artiste de se mettre en scène sur un sujet de son choix, d’affirmer des positions politiques, sociales, philosophiques ou esthétiques.

Bien que la pratique des arts plastiques ait cours depuis les temps les plus reculés, ce n’est qu’en Europe que l’autoportrait est apparu en tant que genre artistique et seulement à partir de la fin du xive siècle : d’abord selon le procédé du caméo (insertion du portrait dans des compositions de grands formats) puis, à la fin du xve siècle, de façon cette fois totalement indépendante.

L’autoportrait émerge essentiellement en raison de deux facteurs. Le premier, d’ordre technique, est le développement de la miroiterie, qui permet à un plus grand nombre d’individus de découvrir l’apparence de leur visage ; le second, de nature anthropologique, concerne le changement de statut social du fabricant d’images qui, d’artisan anonyme et serviteur de l’Église qu’il était, se transforme en quelques années à peine en artiste courtisé par les puissants et qui estime finalement légitime le fait de se représenter soi-même en tant que « sujet » du tableau1.

Au fur et à mesure que la société occidentale se sécularise et se démocratise — et par conséquent que se généralise le sentiment d’être un individu singulier —, l’autoportrait évolue, en même temps qu’à chaque époque il se présente sous des aspects très divers.

Source Wikiédia

Autoportrait en illustration
Autoportrait à la plage